Cela a commencé simplement. Utilisez le robot. C’est gratuit. Ou payez vingt dollars. Obtenez plus de puissance. Une ligne claire entre le consommateur et l’utilisateur expérimenté.
Anthropic brouille cette ligne.
À partir du 12 juillet à 23 h 59 (heure du Pacifique), les calculs deviennent compliqués. Si vous êtes sur les 20 $. Ou les 100 $. Ou le forfait grand garçon à 200 $ que vous payez en plus pour utiliser Claude Fable 5. Le visage consommateur de leur modèle poids lourd Mythos 5. C’est une première. Un laboratoire frontalier rassemblant des renseignements de premier ordre derrière un compteur payant à l’utilisation. Je ne l’ai jamais vu auparavant.
Les tarifs ? Tarifs de l’API des développeurs. Pas de réduction pour le consommateur.
– Envoyez 1 million de jetons : 10 $
– Récupérez 1 million de jetons : 50 $
Faites le calcul. Vous envoyez un million de mots au bot. Cela renvoie un million. C’est 60 $. En plus de votre abonnement. Ainsi, votre forfait « budget » de 20 $ vous coûte 80$ pour le mois. Soit à peu près le prix de cinq mois d’Amazon Prime rien que pour parler à un chatbot.
C’est beaucoup ?
Un million de jetons équivaut à 750 000 mots. Plus long que tous les livres du Seigneur des Anneaux réunis. Mais les utilisateurs expérimentés n’atteignent pas ces chiffres en lisant Tolkien. Ils les frappent en forçant les modèles à suivre des chaînes de raisonnement complexes. Traitement caché. Le genre qui brûle les jetons plus rapidement qu’un incendie de maison.
Pendant des années, les laboratoires d’IA ont détesté la facturation variable. Ils adoraient les abonnements forfaitaires. Des revenus prévisibles. Contrôlez qui a accès.
“Avoir un forfait [IA] illimité… c’est comme avoir un forfait électricité illimité. Cela n’a tout simplement pas de sens.”
— Nick Turley, anciennement d’OpenAI
Le changement n’est pas soudain. Le curseur coupe l’accès illimité au codage. Anthropic facture déjà les grandes entreprises en fonction de leur utilisation. Peut-être qu’ils nettoient leur bilan en vue d’une introduction en bourse. Ou peut-être ont-ils simplement réalisé que l’intelligence infinie coûte cher à servir.
Anthropic ne bannira pas complètement les abonnements. Pas encore.
Le porte-parole Reem Ateyeh a déclaré à WIRED qu’ils souhaitaient que Fable 5 revienne dans les niveaux du plan “quand une capacité suffisante le permettra”. La capacité est le goulot d’étranglement. Ils ont acheté des milliards d’espace cloud à Amazon et SpaceX. Pas encore assez. Y en aura-t-il jamais assez ? Peu probable.
Alors pourquoi facturer ?
Un essai. Un test de résistance du marché pour l’appétit des consommateurs en matière d’IA.
Anthropic a joué le rôle de second plan en matière d’entreprise après la domination culturelle de ChatGPT. Jusqu’à récemment. Aujourd’hui, Claude atteint 245 millions d’utilisateurs par mois. Doublez sa taille à partir de février. Toujours loin des 1,1 milliard de ChatGPT ou des 662 de Gemini. Mais le taux de croissance est violent.
La réaction est tout aussi forte. Les critiques affirment qu’Anthropic escroque les utilisateurs tout en récoltant les données mondiales.
L’entreprise ignore le bruit. Ils parient sur être la Apple de l’IA. Il y aura toujours des gens qui paieront cher. Pour la qualité. Pour la vie privée. Pour la texture spécifique d’une réponse bien motivée.
« Les gens ne se demandent pas : « Ai-je besoin du meilleur ? » Ils demandent : « Suis-je la personne qui mérite le meilleur ? »
Je parle aux VC. Gestionnaires de fonds. Ingénieurs. Ils paient. Ils veulent l’avantage. À l’heure actuelle, cet avantage est Claude. OpenAI a ses modèles GPT. Google a Gémeaux. Mais dans certains milieux, l’insigne est Claude.
La position anthropique ? Aucune publicité. Jamais.
Des concurrents comme Google inonderont les niveaux gratuits de promotions. OpenAI pourrait aussi. Anthropic a choisi une tarification ferme plutôt qu’une gêne douce.
L’âge d’or est terminé. Les subventions ont disparu. Vous voulez le robot le plus intelligent de la pièce ?
Faites un chèque.
