Comment les milliardaires investissent : au-delà du compte d’épargne

11

Les milliardaires ne traitent pas l’argent comme la plupart des gens. Alors que les conseils financiers quotidiens se concentrent sur les comptes d’épargne, les ultra-riches les évitent largement – ​​non pas parce qu’ils manquent de fonds, mais à cause de la manière dont ils les « maximisent ». Les comptes d’épargne offrent de faibles rendements, souvent négatifs si l’on tient compte des impôts et de l’inflation, ce qui en fait un outil inefficace pour ceux qui disposent d’un capital important.

Mais où mettent-ils leur argent à la place ? La réponse n’est pas un secret ; il s’agit simplement d’un ensemble différent de priorités et d’accès.

La stratégie de base : la propriété, pas seulement l’investissement

Pour la plupart des milliardaires, la richesse ne repose pas sur la sélection d’actions, mais sur la propriété des entreprises qui dominent les marchés. La liste des milliardaires Forbes le confirme : les 10 individus les plus riches – dont Elon Musk (Tesla, SpaceX), Jeff Bezos (Amazon) et Mark Zuckerberg (Meta Platforms) – ont tous fondé ou fondamentalement façonné leur fortune grâce à la propriété d’entreprises.

Ce n’est pas accidentel. Construire une entreprise de premier plan mondial est le chemin le plus fiable vers une richesse extrême. Même si les gains boursiers peuvent rendre millionnaires, atteindre le statut de milliardaire nécessite presque toujours le contrôle direct d’une entreprise importante.

Immobilier : valeur tangible et avantages fiscaux

Les milliardaires investissent également massivement dans l’immobilier. Contrairement aux actifs volatils, l’immobilier offre une réserve de valeur visible et tangible, même en période de ralentissement économique. Les ultra-riches se concentrent sur les propriétés haut de gamme – celles qui sont toujours en demande, quelles que soient les conditions du marché.

Au-delà de la simple appréciation, l’immobilier offre des avantages fiscaux importants et un potentiel de gains à effet de levier (contrôle d’un actif avec un investissement initial moindre). Les revenus locatifs fournissent un flux de trésorerie stable, tandis que le développement ou l’acquisition stratégique peut générer des rendements substantiels.

Private Equity : le domaine exclusif

Le capital-investissement – la détention de participations dans des sociétés non cotées en bourse – est l’un des favoris des ultra-riches. Pendant longtemps, ce marché était inaccessible aux investisseurs ordinaires, mais cela est en train de changer. Selon TIGER21, un réseau d’investisseurs fortunés, le capital-investissement était la première classe d’actifs pour ses membres en 2024, avec 28 % de leurs portefeuilles qui y étaient alloués.

L’attrait est clair : des rendements potentiels plus élevés, moins de surveillance publique et souvent un plus grand contrôle sur les résultats des investissements.

La Bourse : un outil pour la richesse existante

Même les milliardaires participent au marché boursier, mais pas dans le cadre d’une stratégie principale de création de richesse. Au lieu de cela, ils l’utilisent pour générer des rendements sur leur fortune existante. Les données de la Réserve fédérale montrent que les 10 % des Américains les plus riches possèdent 93 % de la valeur boursière totale des États-Unis, démontrant leur domination dans ce domaine.

L’essentiel à retenir est simple : les milliardaires ne se contentent pas d'”investir de l’argent, ils possèdent* des choses qui génèrent de la richesse indépendamment des instruments financiers traditionnels. Les comptes d’épargne sont destinés à la préservation, tandis que la propriété est destinée à une croissance exponentielle.